Kaspersky craint la forte croissance de la cybermenace sur les applis bancaires

Les applications mobiles des établissements bancaires sont de plus en plus exposées à la menace des pirates informatiques. La montée en puissance des attaques s’est avérée fortement inquiétante au deuxième trimestre 2018.

La progression de la cybermenace sur les applications bancaires est alarmante

Selon le spécialiste de la sécurité Kaspersky, le niveau de la cybermenace sur les applications bancaires atteint un niveau historiquement élevé au second trimestre 2018.

Dans le détail, des programmes malveillants du type « Cheval de Troie » ont été téléchargés par 61 045 appareils dans le monde. Il s’agit du triple du constat enregistré les trois mois précédents.

Ce quota se montre plus que préoccupant au moment où le dernier record datant du quatrième trimestre 2016 s’est établi à 40 000 téléchargements.

En général, il s’agit d’applications pirates ou de logiciels en apparence légitime. Mais qui contiennent des capteurs servant à enregistrer les informations renseignées par les clients. Et bien évidemment, ces données confidentielles serviront à permettre des actes de fraudes volontaires et néfastes pour les victimes par la suite.

Les virus appelés « HQWAR » se sont distingués du lot. Si à la base, ces derniers servent à pirater les identifiants des utilisateurs, rattachés à d’autres programmes baptisés « déni de service ». Ils peuvent parvenir à d’autres fins plus pénalisantes.

Les pratiques les plus courantes consistent à saturer de manière illégale les serveurs d’un établissement bancaire en demandes.

Les Américains comme première cible

La révolution des Smartphones était plus flagrante aux États-Unis et la population américaine montre une plus grande propension à l’utilisation des banques mobiles. Raison pour laquelle elle est en tête de cible parmi toute la population mondiale.

Certains décrivent même le continent comme étant l’eldorado pour les hackers. D’autant que le revenu par tête y est assez élevé. En seconde position se trouve les utilisateurs russes. D’après l’étude de Kaspersky, ils font partie des principaux visés. Et ce, en raison d’une fréquence élevée d’installations d’applis mobiles sur des réseaux alternatifs.

Une meilleure protection dans l’Hexagone

Cette vague de piratages semble à l’évidence avoir épargné les Français. En effet, les banques locales n’ont représenté qu’une infime partie de la cybermenace.

Durant le second trimestre 2018, 0,1% des attaques informatiques uniquement se sont produites dans la Métropole, soit 600 atteintes au total. Plusieurs facteurs expliquent ce fait.

D’une part, l’usage mobile est moins important en France que chez ses voisins membres de la zone euro. D’autre part, certaines formes d’incitation encouragent les entreprises financières sises dans le pays à être plus prudentes vis-à-vis des cyber-risques.

Cela concerne notamment les réglementations en vigueur

Ainsi, la clientèle encourt moins de risque face à la menace qui pèse désormais au niveau international. Plus précisément, le code monétaire et financier les contraint à effectuer le remboursement des pertes d’argent occasionnées suite aux tentatives de piratage. Une législation qui devrait faire le bonheur de plus d’un, sauf des enseignes bancaires !

Un arrêt tranché par la Cour de cassation de janvier 2017. Rappelle les conditions requises pour éviter ces obligations d’indemnisation. Celui-ci exige des banques des preuves tangibles de négligences graves de la part des utilisateurs. Facilitant la fraude, afin d’être exonérées de ces charges.

Bon de nombre de prestataires, tel le site http://www.detective-banque.fr, se sont lancés dans des services comparatifs bancaires dans le but de simplifier le choix des utilisateurs. La stratégie gagnante pour éviter ces actes de piratage est effectivement de bien se renseigner sur l’enseigne avant de souscrire son contrat.

D’ailleurs, cette option est fortement recommandée à tous ceux qui veulent ouvrir un compte courant ou tout autre type de produit bancaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *